vendredi 4 février 2011

steelhead salmon river

S'il est un lieu où la pêche atteint la démesure, c'est ici sur la salmon river à Pulaski... De septembre à fin octobre c'est le temps du saumon dans la rivière. Des hordes de pêcheurs quasiment collés les uns aux autres...
Après cette orgie, l'hiver est le temps de la steelhead. Certes, il y a encore de l'affluence mais on est bien loin de cette folie.
Sam et moi avons donc en 2010 passé 4 jours au US sur les bords du lac Ontario. Nous avons logé au Steelhead lodge au nom bien prédestiné.

Jour 1
Nous avons le premier jour fait le tour des shops de pêche et fait un repérage de la rivière. nous avons pendant celui-ci opéré 5 arrêts. À chaque fois lorsque nous arrivions un pêcheur combattait un poisson. Nous avons remarqué deux types de pêche. Une technique qui ressemble à la longue coulée avec un flotteur un plombage au ras du fond et une grappe d'oeuf sur un hameçon simple. Et aussi une grosse partie de pêcheur à la mouche. Nous avions pu remarqué aussi que bon nombre pour ne pas dire tous les pêcheurs à la mouche avaient des cannes à deux mains. La taille des la rivière et le dessin des pools ne semblait pas justifié un tel choix. S'agissait-il d'une mode locale...? En tout cas nous étions bien décidé a percer cette énigme. Cependant en arrivant dans le secteur amont de Pineville, nous n'avons pas pu résister au plaisir d'effectuer quelques dérives. J'ai eu le plaisir de capturer une très belle truite fario avec une leech rose en plein courant. Prometteur...



jour 2
nous avons un peu par défi et surtout par goût sorti nos cannes une main 10 pieds soie 7. Le pool juste en dessous du lodge semble prometteur. Hier en moins de 1 heure nous avons vu 5 poissons capturés et surtout constaté qu'il y avait beaucoup de décrochage. Nous allons donc faire nos premières armes ici.
La fosse est composée de trois grands courants successifs. Je m'installe en amont, sam prend la partie aval.
15 minutes de pêche, et la ligne de sam vient de se tendre!!!!
La canne se courbe immédiatement!!! Dans un rush incroyable, la steelhead semble surfer sur l'écume. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, celle-ci  est déjà à 80 mètres. Elle saute hors de l'eau histoire de prouver sa ténacité. Nous venons de comprendre que l'utilisation de la canne à deux mains n'est pas une fantaisie locale.  Le combat va durer une vingtaine de minutes, un poisson dépassant les 15 livres s'agite et dévale dans des rushes puissants. Un dernier saut hors de l'eau et la ligne se détend, décrochée...

Prochainement la suite de cette aventure de pêche avec http://legendesdepeche.blogspot.com/

mercredi 10 novembre 2010

dimanche 17 octobre 2010

Un train pour waco

Arrivé fraîchement sur la Basse Côte-Nord, j'ai tout au long de l'été découvert mon nouveau terrain d'exploration. Évidemment le terrain est immense, mais le plus difficile est de trouver un accès pour des lieux reculés.

Cependant j'avais entendu parler du train reliant Sept-îles à schefferville...
Le voyage en train est déjà une grande aventure. Alors se retrouver du côté du Labrador perdu au milieu de nulle part serait encore plus énorme, et surtout un gage de trouver des conditions de pêche exceptionnelles...
Nous avions prévu un voyage de 4 jours, notre stock était fin prêt. La bouffe, les tentes, le matériel de pêche, nous avions prévu large.
Mardi 6h00, un petit dej costaud pour le voyage. on charge, le stock direction la gare...
Excité à l'idée des paysages, nous constatons déjà que ce train est le point de rencontre de pas mal d'aventuriers. Un groupe de rafteurs rejoint la Magpie pour 3 semaines de descente, des pêcheurs en route vers Baie James ou le Labrado, bon nombre des clients sont des innus qui rejoignent leur camp de pêche ou de chasse...
Le train roule tranquille et la voie serpente le long de la Moisie puis de Nipissis...

Après 4 heures de paysages hallucinants, nous débarquons au 103 miles, Waco...
Yannick un innu qui travaille sur le train nous a proposé d'utiliser son campement...
L'odeur de l'épinette est un vrai délice et nous nous installlons pour la nuit...
Dès l'aube, nous préparons les float-tubes...
Sur le chemin, nous pouvons mettre un nom sur le vacarme qui a entouré notre camp. Un orignal a voyagé tout près de nous.

Après une approche difficile du lac nous avons enfin pu mettre à l'eau nos petites embarcations. Être loin dans le bois est synonyme de difficultés à se frayer un
chemin pour rejoindre les lieux de pêche. Quelques expériences malheureuses m'ont appris la nécessité d'avoir une machette pour tracer sa voie à travers les arbres. Nous avons passer trois heures à naviguer sur cette portion du Lac Wacouno, Nous avons pu constater que a pêche y est exceptionnelle.
Trois brochets ont attaqué nos leurres. Le premier faisait 35 pouces et le second 43 pouces avec un combat mémorable. Le troisième restera un souvenir car nous ne l'avons pas vu... Décroché au bout de quelques minutes. Mais ses coups de tête m'ont laissé le goût de retourner à Waco

dimanche 30 mai 2010

belle rencontre

Une partie de pêche est souvent synonyme d'espoirs... Nous avions donc programmé une sortie dans le Parc de la Jacques Cartier. Pour être tranquilles, nous avions choisi de pêcher la partie plus au nord. Nous avons attaqué vers le 22ième kilomètre. Nous avions un joli courant avec un virage assez profond, puis un lisse qui terminer sa course en s'élargissant. Nous avions donc tout un secteur pour prospecter.
Nous avions opter pour une pêche avec un mini wolly bugger et un muddler minnow...
après 20 minutes sans action, et activité autour de nos mouches, nous avons changer pour des nymphes à bille..
Quelques lancers plus tard, nous accrochions quelques mouchetés juvéniles d'une douzaine de centimètres. En face, un jeune homme accroché à chaque lancer avec sa troll, un spécimen de la même taille. Hélas pour elles, celui-ci n'avait pas la la même considération que nous pour leur survie...
Nous décidions donc de nous projeter plus loin vers l'amont. Au 30ième kilomètre, nous avons remarque quelques beaux courants. Nous avons alors monter un train de mouches noyées taille 12 et 14 de couleur orange le succès a été quasi immédiat cette fois-ci avec des poissons d'une vingtaine de centimètres. Nous avons pris ainsi chacun une dizaine de poissons dont quelques smolts (jeunes saumons qui dévale vers la mer; http://aappmadieppe.free.fr/smoltification.htm)




ceux-ci se montrés particulièrement agressifs sur nos mouches, j'en capturais d'ailleurs 3 coup sur coup...


Pour ne pas mettre en péril leur long cycle de vie, nous avons décidé de tenter des mouchetés adultes en sèche au coup du soir.




mercredi 12 mai 2010

belle fin de semaine

l'audace est parfois payante....
Malgré des conditions météo annoncées très médiocres, nous avions fait le choix de maintenir notre séjour aux Escoumins pour la truite de mer.
Nos streamers étaient prêt !!! En route. Après 3h30 à travers Charlevoix, la neige puis le fjord du Saguenay, nous étions à bon port.6 degrés mais pas de pluie...
Une bonne nuit de sommeil et prêt pour la marée descendante du matin.

5h00, tout le monde sur le pont... Le débit de la rivière est inportant mais qu'importe... Quelques lancers plus tard, sam accroche son premier poisson. Une jolie truite de mer d'une livre et demie... le reste de la matinée s'étire avec deux poissons suplémentaires. Nous nous préparons vers 9hoo a quitté car nos estomacs crient famine...

Sam sent un arrêt dans la dérive... il ferre et la canne se courbe immédiatement sous la puissance du combattant... deux sauts hors de l'eau,nous confirme qu'un saumon noir vient de saisir la mouche. 15 minutes plus tard, il rend les armes pour repartir vers la mer libèré de son hameçon...
L'après-midi, le vent du nord se lève et rend la pêche difficile... Le spa et un bon verre de vin combleront notre déception...

Lundi, 3 degrés! Pas chaud... Mais notre ardeur va nous permettre pas mal de captures. Nous avons fait le choix stratégique de pêcher la marée montante... Nous sommes rapidement convaincu de notre bonne décision. Sam capture deux poissons rapidement... Pour ma part, ma maladresse n'a d'égal que la solidité de mes noeuds et les poissons ne s'en plaindront pas.
Nous attaquons maintenant la dernière du montant et nous explorons la baie. soie calante et streamer, strippé lentement près du fond... Les captures s'enchainent des poissons tout blancs nous livrent des combats acharnés. Nous prélevons deux poissons et relâchons cinq autres truites. Quelques autres seront plus rusées que nous et nous saluent d'un coup de nageoires au milieu de la baguarre... Un autre jour peut-être ...

Magnifique séjour de pêche où nous aurons aussi pu observer quelques rorcals communs, belugas, macreuses à front blanc, bernaches et autres animaux. Nous avons, sur le chemin du retour, assisté à la pêche d'un balbuzard, vraiment un magnifique oiseau... pour couronner le tout, une jeune femelle orignal se promener sur le bord de route tout prêt de Ste catherine... Une journée ordinaire au milieu de la nature et tellement belle pour nous...

lundi 3 mai 2010

plein les yeux


Bientôt, je serais au coeur de la nature quelques jours encore et ce sera le grand départ... La rivière Moisie, ce nom chante à mon oreille, et le bruit de toutes ces rivières qui coulent la haut plus au nord m'excite...

j'ai déjà pu constater à quel point nous sommes petits dans cette environnement, la nature est partout, la présence de l'océan apporte une atmosphère qui me touche plus encore...

Les souvenirs de mon enfance ont le goût des embruns iodés du Nord cotentin...

Hier donc, j'ai quitté les quartiers de Québec pour observer des grandes voyageuses. Je suis allé observer le grand balai des dames blanches...

dimanche 2 mai 2010

derniers péparatifs


c'est la dernière ligne droite...
d'ailleurs même le temps orageux témoigne de cette tension...
je viens de terminer mes derniers streamers epoxy... truite de mer me voilà...
déjà aux escoumins, les premières prises sont annoncées. La prochaine fin de semaine, je pars tenter ma chance...

mercredi 28 avril 2010

la fièvre

Les symptômes ne trompent pas...
La main saisit le porte bobine avec force... quelques poils sont coupés rageusement de la queue d'écureuil... Je pose maintenant le tinsel...l'argent, non l'or, et si j'essayer le cuivre!!!...
Oui c'est vrai... On n'ose rarement le cuivre!!!
bon c'est décidé je me lance... je la monte façon palmer.
un dernier tour pour assurer le noeud, et je termine ma 450 ième mouche pour la saison à venir...

oui j'ai la fièvre!!!
je surveille chaque jour le mercure, observe les vents, l'avancée de la végétation... j'attends le moment propice!!!

cette nuit là sera courte, je vais repenser au choix de mes mouches. Pourtant je sais depuis longtemps celle qui fera monter mon premier poisson... Mais c'est comme cela depuis 15 ans. comme l'acteur qui a oublié son texte juste avant de rentrer en scène... Non pas que j'ai peur, mais cette émotion, ces souvenirs des luttes farouches avec une grosse truite, puis le doute lorsque tout à coup la ligne se détend... poisson perdu!!! et sam qui me chambre, il rit: t'es maladroit Ludo"...
christophe ne va pas manquer de m'en remettre une couche... et pourtant pour rien je ne raterai une ouverture à la truite brune avec eux...

j'allais oublier, il y aussi philippe alias "gunther vampirus", dit le chanceux... l'année passée première journée de pêche au saumon de sa vie, deux captures; un en noyé, l'autre en sèche... lui aussi vient d'être contaminé, un de plus!!!

Le souper la veille au soir, les verres de vin qui défilent aussi vite que les souvenirs. Puis le sommeil, agité forcément!!! l'odeur du café, le soleil qui pointe tout juste au bout du lac. Mon fils bastien qui va faire sa première ouverture... nous allons encore vivre des moments merveilleux...

dimanche 24 janvier 2010



Cher Fabrice,
Enfin je réalise mon rêve!!!! Tu auras certainement du mal à le croire mais je vole actuellement vers Odyssée Boréale, une pourvoirie au 50ème parallèle. Ce nom n’évoque probablement rien pour toi, mais je vais y vivre une expérience unique... Avec quelques amis, nous avons entrepris de faire un raid aventure pêche en canot dans le nord du Québec. Loin du monde, du bruit, plus près de la nature, celle qui s’impose à nous. Ce territoire est situé au coeur de la région du Manicouagan, il est uniquement accessible par hydravion. Septembre est vraiment un moment magique au Québec et je sais que nous risquons de rencontrer déjà la neige. Je suis comme un enfant qui attend son cadeau, l’avion tremble, le moteur rugit, c’est le départ!!! je vais savourer mon voyage...